accueil > articles > Comment Atos mise sur l’économie de la donnée

Comment Atos mise sur l’économie de la donnée

Avec le lancement de sa Digital Transformation Factory, Atos accompagne la transformation numérique de ses clients. Guillaume Belin, Chief Marketing Officer du Groupe, explique la stratégie de ce nouveau modèle « data-centered ».

La data comme levier

« La data ? C’est un phénomène qui bouleverse la totalité des activités sociales, économiques et politiques ». Pour Guillaume Belin, Chief Marketing Officer d’Atos, cette « économie de la donnée » s’accélère de manière exponentielle. Sa logique est simple : « une donnée est un élément factuel. Plusieurs données associées forment une information, qui permet de prendre des décisions, et enfin mène à l’action ». Pour Atos, le leader européen du Big Data, de la cybersécurité et de l’environnement de travail connecté, adopter un modèle « data-centered » est donc dans la suite logique de ses activités. Cette volonté se matérialise dans le Plan « Ambition 2019 » du Groupe, qui, avec près de 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016 (une croissance de 10% par rapport à 2015), se classe dans le Top 5 mondial des entreprises de services du numérique. « Nous étudions avec nos clients la manière dont les technologies numériques transforment leur métier, leur organisation, et nous les emmenons vers un ‘data business model’ ». Face aux nouveaux besoins de ses clients, Atos répond par un slogan : « Trusted partner for your Digital Journey ». Concrètement, Atos ambitionne d’accompagner ses clients – les leaders du monde physique (« le brick and mortar ») au monde numérique.

Pour Guillaume Belin, la transformation digitale impose aux entreprises de répondre à quatre nouveaux challenges : repenser la relation client, atteindre l’excellence opérationnelle, réinventer leur business model, et faire de la sécurité et de la confiance des valeurs primordiales. « La relation client se réinvente », explique-t-il. « Non seulement elle devient permanente et individualisée, mais aussi à l’initiative du client. Là où la marque régnait sur son domaine, la relation client numérique acquiert une dimension sociale : elle appartient à la communauté des consommateurs. » Dès lors, les entreprises doivent miser sur leur excellence opérationnelle, « pour être au niveau de cette conversation », faute de quoi elles risquent d’être distancées par leurs concurrentes digitales. Puisque le canal digital et les nouvelles habitudes du client impliquent plus de rapidité et de transparence, les entreprises sont incitées à réinventer leur business model. Par exemple, certaines d’entre elles passent du BtoBtoC au BtoC pour s’adresser directement au client final. Un changement qui se matérialise donc par la désintermédiation de la relation client, mais aussi par l’intégration croissante des objets connectés. « Pour être ‘datacentric’, une organisation doit avant tout être centrée sur le client », résume Guillaume Belin.

Avec la massification des data et de leurs analyses, la sécurité et la confiance deviennent des actifs valorisables auprès des consommateurs finaux. Puisqu’une information n’est jamais neutre, elle « implique nécessairement la responsabilité de l’entreprise qui l’utilise ». « Nous sommes convaincus que la sécurité n’est pas un coût, mais une valeur numérique à développer », insiste Guillaume Belin, rappelant la tendance de fond entraînée par la prochaine législation sur la RGPD (Règlement général sur la protection des données), prévue pour mai 2018.

Réorganiser l’entreprise avec la Digital Transformation Factory

Dernière étape en date de sa propre transformation stratégique, Atos a, début 2017, lancé sa Digital Transformation Factory. « L’usine digitale » d’Atos rassemble l’ensemble de ses technologies, de ses compétences et de ses expertises métiers afin de réaliser la mutation digitale de ses clients avec un objectif : recréer dans le monde digital le leadership qu’ils avaient construit dans l’économie réelle.

Cette nouvelle organisation des savoir-faire d’Atos tend à reproduire le « cycle de vie de la donnée » que les grandes organisations doivent impérativement intégrer dans leur fonctionnement. « Notre métier est d’accompagner le monde pré-numérique vers le monde numérique, une transformation bien plus difficile que de créer un pure player ex nihilo », précise ce diplômé de Sciences Po.

La Digital Transformation Factory rassemble les offres qu’Atos a spécifiquement conçues pour la transformation digitale. D’abord, l’offre Cloud d’Atos. « Le Cloud hybride, qui permet de prendre l’ensemble de l’existant numérique de l’entreprise, de ses infrastructures à ses applications, pour les convertir dans le monde du digital, un environnement bimodal entre l’entreprise (cloud privé) et les ressources publiques (cloud public) », explique Guillaume Belin. Sur cette infrastructure se greffent les « accélérateurs métiers », à savoir l’ensemble des process de données qui font fonctionner l’entreprise (le CRM, l’innovation et la R&D, la production, la distribution, la finance, le SIRH …). « Déployer de nouveaux process dans le Cloud permet de faire circuler et partager l’information en temps réel », se réjouit le CMO d’Atos. Ce qui mène au troisième pilier, baptisé « Atos Codex ». Internet des Objets, analytics, big data et Intelligence Artificielle : il met en œuvre l’ensemble des outils et technologies d’Atos qui vont collecter et traiter ces données afin de les transformer en informations. Ces informations nécessaires à l’entreprise digitale parce qu’elles permettent une connaissance plus fine et plus rapide de ses clients, son environnement concurrentiel, son activité, de sa manière de fonctionner et de son domaine d’activité.

Vient ensuite la Digital Workplace, l’environnement de travail digital au quotidien. Il s’agit de l’ensemble des outils, des écrans, des interfaces et des services qui vont permettre à ses informations d’atteindre les bonnes personnes, de circuler entre les bonnes équipes afin d’assurer le fonctionnement le plus agile, le plus fluide de l’organisation. Ces piliers de la transformation digitale sont intrinsèquement liés à deux socles transverses : la sécurité et le paiement.

« La sécurité est incontournable à tout stade, puisque qu’elle atteste que la donnée n’est pas altérée, dans sa nature, son contenu, son accès par les personnes et systèmes autorisés. Elle garantit une traçabilité et une identification à travers toutes les utilisations qui en seront faites ».

Cette nouvelle offre digitale est adaptée au contexte propre à l’activité de chacun de ses clients par les quatre grandes organisations métiers d’Atos. L’Industrie, Commerce et Transport (35% du chiffre d’affaires du Groupe en 2016) ; les secteurs Public et Santé (28%) ; les Télécoms, Médias et Services (20%) ; et les Service financiers (17%). Chacun de ces secteurs fait face à des problématiques propres et des utilisations très spécifiques des technologies digitales. Les acteurs de l’industrie, du commerce et du transport ont comme dénominateur commun de reposer à la fois sur une chaîne de production ou d’approvisionnement et sur un appareil de distribution. « Il faut être capable de traiter en parallèle la transformation digitale de ces deux ensembles : optimiser ses produits et améliorer son expérience client », précise Guillaume Belin. Les entreprises des services financiers doivent en priorité être capables de traitements très massifs, en temps réel, avec un fort degré de sophistication. Les télécoms, les médias ou services tels que l’énergie ou l’eau sont elles des « économies de réseaux », dont les enjeux sont la taille, la rapidité de croissance et la connaissance fine et décentralisée de ce qui se passe entre les différentes composantes, les différents utilisateurs du réseau. Quant aux organisations Public et Santé, elles se doivent quant à elles de traiter les données sous l’angle du « citoyen numérique », et non du « consommateur numérique ».

« Conduire l’innovation en interne et chez le client »

Poursuivant sa propre transformation, les activités traditionnelles d’Atos ont été réorganisées et renommées afin de s’adapter à ces nouvelles offres digitales. Ainsi  « Infogérance » devient « Infrastructure & Data Management », tandis que Conseil & Intégration de Systèmes devient « Business Applications & Platform Solutions ». Ce virage est « une évolution progressive de l’organisation ». « Passer d’Infogérance à Data Management représente la prise de responsabilité très concrète du cycle de vie de la donnée chez le client », illustre-t-il.

La transformation digitale est un processus long et complexe qui demande de maîtriser l’ensemble des actions en cours ou prévues chez le client, de pouvoir mobiliser n’importe quelle expertise – où qu’elle se trouve chez Atos – afin d’en assurer la meilleure conduite. Avec comme principe de « conduire l’innovation plutôt que de la subir », la mue interne d’Atos compte bien montrer l’exemple en matière de transformation digitale. Et les résultats sont déjà là. Dès la première année, les résultats de la Digital Transformation Factory sont en ligne avec le plan stratégique d’Atos. « À l’horizon 2019, nous visons 40% du chiffre d’affaires ! », ambitionne le CMO.

À propos

Atos

Entreprise internationale de services du numérique aux entreprises.

Contact

Terence Zakka

Global Head of PR & Media

À lire aussi

Voir plus
 
Pour la première fois, les Jeux Olympiques d’Hiver, dont la 23ème édition s’est déroulée à Pyeŏngchang en Corée du Sud du 9 au 25 février, étaient placés sous le signe du « 100% Cloud ». ...